VIOLS DE GUERRE, 70 ans d’histoire d’une arme taboue

Viols de guerre… Viols massifs…

Ces mots terrifiants hantent désormais régulièrement l’actualité internationale entre attentats et massacres de civils. Longtemps pourtant, ils sont restés non-dits, occultés, tapis dans un silence tolérant de « butin de guerre » et autre « dégât collatéral inévitable »en zones de conflits…

Aujourd’hui, le masque tombe.

Les alertes à la communauté internationale du chirurgien Denis Mukwege, prix Sakharov 2014, le procès sans précédent intenté par le Tribunal pénal international à l’ex vice-président congolais Jean-Pierre Bemba condamné en 2016 en tant que chef militaire pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour les viols et meurtres commis par ses soldats en Centrafrique, finalement acquitté pour preuves insuffisantes, notamment de sa présence sur le terrain, et la récente vague libératoire de la parole des femmes sur les abus sexuels, permettent désormais de qualifier ces viols massifs pour ce qu’ils sont réellement devenus : une arme de guerre capable d’anéantir des familles entières, doublé d’une arme d’épuration ethnique. Des crimes « de domination, de souillure et de profanation » écrira Roy Gutman, prix Pulitzer 1993, le premier à avoir dénoncé les viols systématiques, les camps de concentration et l’objectif de nettoyage ethnique durant la guerre d’ex- Yougoslavie.

Ce documentaire retrace une guerre parallèle et sale qui s’est répandue sur tous les territoires de conflits depuis la seconde partie du 20ème siècle et continue à se propager.

 

Un film de 52′ réalisé par Danièle Alet

Une production MC4 – Toute l’Histoire